Être entrepreneur c’est dur, même très dur (aussi, parfois, souvent)

Être entrepreneur c’est dur, même très dur (aussi, parfois, souvent)
Être entrepreneur c’est dur, même très dur (aussi, parfois, souvent)

Sur Fractale, on encourage chaque jour à créer son entreprise ou son job, à être entrepreneur de sa vie sous toutes formes possibles. Être entrepreneur c’est la liberté, c’est participer aux mutations de la société, c’est faire bouger les lignes, c’est créer de la valeur et des emplois, parfois passer à la postérité si l’idée est la bonne, etc… Mais c’est aussi dur, très dur et cela même si on prône l’optimisme et qu’on veut toujours voir le verre à moitié plein, il ne faut pas occulter les aspects noirs de la vie de l’entrepreneur. Comme on dit souvent, il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus au panthéon des success stories… Et mêmes ces derniers sont passés, passent et passeront par des galères sans nom !

Alors voici 7 points que nous avons listés et que chaque entrepreneur a connu ou connaitra au cours de son parcours et qui peut-être vous ferons préférer votre job de salarié(e) :

– l’entrepreneur travaille tout le temps, les horaires de bureau il ne connait pas, les week-ends/vacances/jours fériés non plus. Les soirées devant L’amour est dans le pré, il fait juste semblant pour ses enfants ou bien il en profite pour faire une veille des business dérivés de l’émission (cours de conduite de tracteur pour célibataire, conciergerie pour préparer le séjour des prétendant(e)s, etc…).

– l’entrepreneur perd ses amis, parfois son conjoint, car il n’est jamais disponible, il ne pense qu’à sa boite et oublie même qu’il a une famille parfois. Ses amis ce ne sont plus que ceux qu’il a rencontrés dans les soirées networking, des entrepreneurs dont il ne connait finalement rien de leur vie privée, sa vie sentimentale se résume au néant ou à Tinder. Ses soirées se partagent entre son ordinateur, son chat et netflix les soirs de folie.

– l’entrepreneur est stressé. Stressé par les lettres recommandées qu’il reçoit chaque semaine, lors de problèmes financiers ou lorsque des concurrents lui mènent la vie dure, et même par le mois d’août, un mois de misère pour l’économie française. Stressé aussi parce qu’il est toujours sur le fil du rasoir pour tout payer, innover, se réinventer, s’adapter, maintenir le cap, trouver de nouveaux contrats chaque mois, etc…

– l’entrepreneur est assommé de charges sociales, taxes, impôts divers, charges quasi obligatoires (comptable, juriste, conseillers divers…). A chaque fois qu’il croit voir le bout du tunnel, une échéance financière surgit de nulle part. Il maudit le RSI (la sécurité sociale des indépendants), la réglementation française, le code du travail et pense 10 fois par jour à aller vivre ailleurs, un ailleurs qui aimerait les entrepreneurs, pas comme la France.

– l’entrepreneur est un hyperactif. 15 minutes de pause et il est capable de faire une dépression, de sombrer au fond des Abymes. Quand il ne travaille pas il culpabilise, il ronge son frein. Il trouve tout ce qui ne concerne pas sa boite inutile et ennuyeux. Il vit et peut faire vivre un enfer aux autres. Ses collaborateurs n’arrivent pas à suivre le flot de ses idées, son entourage a abandonné depuis longtemps d’essayer de comprendre cet ascenseur émotionnel ambulant.

– l’entrepreneur a parfois la grosse tête et se croit supérieur car LUI a eu le cran de monter son entreprise, alors que les autres, pauvres petits salariés et anciens collègues sont des losers. Il frime, en rajoute, exaspère ses congénères qui eux galèrent. Lui aussi, mais il croit que personne ne le sait. En soirée, il clame qu’il va changer le monde, ubériser son secteur économique tout en ajoutant qu’heureusement que les entrepreneurs comme lui existent pour redorer la France.

– l’entrepreneur échoue, régulièrement. Même si la plupart n’en parle pas, ou à demi-mot, avec le sourire et la traditionnelle citation « cet échec m’a énormément appris ». Parfois il se relève, parfois il sombre, c’est la mort de sa boite, un plan social, une liquidation judiciaire, la saisie de ses biens, de sa maison, la dépression, la perte d’estime de soi et ultime humiliation: il devient consultant. Pour les autres qui ont réussit. Eux.

Starting your own business is like riding a roller coaster. There are highs and lows, and every turn you take is another twist. The lows are really low, but the highs can be really high. You have to be strong, keep your stomach tight, and ride along with the roller coaster that you started –Lindsay Manseau, photographer