Les français plébiscitent l’économie collaborative – Baromètre CDC-ACSEL 2015

Les français plébiscitent l'économie collaborative - Baromètre CDC-ACSEL 2015
Les français plébiscitent l'économie collaborative - Baromètre CDC-ACSEL 2015

La 4ème édition* du BAROMETRE CAISSE DES DEPOTS/ACSEL (Baromètre CDC-ACSEL 2015) sur la Confiance des Français dans le numérique vient d’être publié. Il en ressort que malgré une forte réticence à communiquer leurs informations personnelles (+ 16 points depuis 2009), les Français utilisent massivement Internet et sont intéressés par les nouveaux usages de l’économie collaborative ainsi que par les Objets Connectés.

Une très forte confiance des utilisateurs dans l’économie collaborative

79% des clients ont confiance dans l’économie collaborative. La renommée de la plateforme d’économie collaborative reste le 1er levier de confiance pour les utilisateurs, suivie par la notation des utilisateurs, les possibilités de recours, les renseignements sur les personnes et les modalités de paiement. Même si des freins subsistent dans la pratique de l’économie collaborative : mauvaise qualité de service, piratage des données bancaires, l’utilisation abusive des données personnelles et le défaut de service.

Pour les utilisateurs, leurs motivations au recours à l’économie collaborative sont reposent sur les économies financières ainsi que sur les rencontres. Pour les actifs du secteur, il s’agit avant tout d’une démarche écologique et une amélioration de leurs revenus.

Un engouement avéré pour les Objets Connectés

On observe un engouement avéré pour les objets connectés (10% d’équipés, 20% d’intention) mais avec une confiance relative : 61% des utilisateurs se disent gênés par le stockage des données sur Internet, 35% des utilisateurs de maison connectée ne savent pas où sont stockées les données générées dans les appareils connectés.

Les français sont de plus en plus réticents à communiquer leurs données sur internet

La réticence à communiquer ses données connaît une hausse importante : 21% se déclarent réticents à la communication d’attributs d’identité en ligne, contre 5% en 2009 et 74% refusent d’être géolocalisés.

Les taux d’usage établis plafonnent mais ne sont pas affectés par la baisse de la confiance. L’e-commerce et les réseaux sociaux connaissent le plus grand écart entre usage et confiance : usage 89%/confiance 43% pour le commerce en ligne et usage 77%/confiance 43% pour les réseaux sociaux.

Pour accorder leur confiance, les internautes plébiscitent en premier lieu la crédibilité du site : ils sont 49% à faire confiance aux sites de commerce en ligne connus, 54 % à la renommée du site pour l’économie collaborative, 23 % à la réputation du site sur les réseaux sociaux.

Le premier frein est lié à l’usurpation d’identité et à la fraude associée comme le piratage des données bancaires.

Dans cette même optique, les internautes se sentiraient rassurés par la création d’un label CNIL pour le sites de l’administration et le ecommerce. Idem pour les sites européens, un label les rassurerait.

*SONDAGE EN LIGNE AUPRÈS DE 1000 INTERNAUTES AU MOIS DE MARS 2015