Comment trouver un job à New York ?

Comment trouver un job à New York ?
Comment trouver un job à New York ?

S’il est une ville au monde qui fait rêver beaucoup de monde, c’est bien New York, la cité de tous les possibles. Nombreux sont ceux qui pensent y travailler et y vivre un jour, mais la bataille est rude pour y faire sa place, et trouver un job peut s’avérer compliqué lorsqu’on est basé en France « pour trouver un job à New York, il faut aller sur place pour démarcher et répondre aux offres » indique Romain Poirot, Advertising Director chez French Morning qui est parti vivre dans la grosse pomme pour un stage de fin d’études et qui est finalement resté.

Tout peut aller très vite une fois sur place

Inutile de contacter les entreprises via Linkedin depuis votre tablette confortablement installé dans votre canapé pour tenter votre chance aux USA donc. Mais une fois à New York, tout peut s’accélérer, c’est le cas de Michael Ortali qui a quitté la France tout d’abord pour la « Floride (AgencyNet), puis en Californie pour des grandes entreprises (Yahoo!, Google, YouTube) et de petites structures (Pinterest) », puis après un passage par Rio au Brésil, il est arrivé à New York où tout est allé très vite pour lui « une fois arrivé à NYC, il m’a suffit de quelques jours pour décrocher un contrat avec The Orchard, une entreprise dédiée dans la distribution de médias (musiques, film). » Mais attention, Michael est architecte informatique, un job très demandé, tout n’est pas aussi simple pour tout le monde. « Pour les métiers reliés à l’informatique, oui, il semble effectivement être plus simple de trouver un contrat de travail aux États-Unis, et plus particulièrement à NYC ainsi qu’en Californie (Bay Area, Los Angeles). Il s’agit d’un métier en forte demande, et la main d’œuvre disponible localement n’est pas nombreuse« .

michael ortoli

Les stagiaires aussi ont toutes leurs chances

Idem pour trouver un stage, comme Laura Khoudi, étudiante en école de commerce en France qui après son séjour new-yorkais en début d’année a fait le choix de rester et trouver un stage sur place : « je savais que je devais effectuer un stage de 6 mois entre juin 2015 et février 2016, si possible à l’étranger. En arrivant à New York (pour la première fois), je savais que j’allais adorer ce pays ! J’ai donc envisagé de rester à New York pour 6 mois de plus« . Elle a alors postulé pour des offres de stage situées un peu partout dans le pays, « je consultais des sites tels que indeed et aussi les sites des entreprises qui m’intéressaient » dans l’industrie musicale et le marketing du sport. Elle n’a pas non plus hésité à se rendre « à un événement tourné entertainment industry à Manhattan. Il y avait du monde dont des personnes travaillant chez Sony Music, MTV etc. C’était dans un bar sympa, beaucoup de monde était présent et je ne connaissais que deux filles que j’avais rencontré 3-4 jours avant (qui m’avaient proposé de venir car je leur avais dit que je recherchais un stage dans ce domaine… » pour distribuer son CV et se faire recommander.

Laura Khoudi

Le réseau peut faire décoller une recherche

S’il est acquis que répondre aux offres d’emploi sur des sites spécialisés ou auprès des entreprises est la solution numéro un à New York, s’appuyer sur son réseau est aussi vrai. Mais à la différence de la France, quelqu’un rencontré dans un bar, un parc ou une soirée networking peut vous ouvrir son carnet d’adresses immédiatement sans avoir à rentrer dans ses petits papiers. De plus « les societés prennent un risque quand elles emploient une personne de l’étranger. Avoir une personne qui vous recommande est un énorme plus. Encore plus bénéfique si vous visez une boite ou un poste très demandé. Votre CV arrivera sur le haut de la pile » explique Julien Barbier, fondateur de TechMeAbroad et While42. Les amis qui travaillent déjà à New York sont eux aussi des bonnes pistes, car ils savent si des postes sont ouverts et ils peuvent appuyer votre candidature auprès de la boite. « A défaut de réseau, vous pourrez toujours compter sur votre réputation pour vous faire connaitre (open source projects, community involvement, papers, talks, etc..) » indique aussi Guillaume J. Charmes, qui travaillait dans une Ad Tech start-up depuis décembre 2014 et qui aujourd’hui cherche un nouveau job. L’expérience est éloquente ; deux semaines après sa rupture de contrat, il a enchainé 28 entretiens d’embauche avec 2 à 4 rendez-vous entre 10 minutes et 6h (!), a reçu 5 offres fermes à l’issue de ces entretiens en attend 4 autres sous quelques jours. Il commencera un nouveau job le 2 septembre, moins de 3 semaines après la fin de son dernier job. Un chiffre qui ferait rêver plus d’un français, même dans la tech !

julien-barbier

Guillaume J Charmes

Les codes sont différents

En France, la tradition veut que les entreprises encouragent les candidatures spontanées pour se constituer un petit matelas de CV. Aux USA, cela semble inutile. Sauf « si vous arrivez avec une solution pour l’entreprise » explique Romain. Par contre une autre solution est de trouver un job en France dans une société américaine et de demander régulièrement à rejoindre la société mère outre-atlantique. Il y a peu d’élus, mais il faut tenter sa chance. D’ailleurs ajoute Romain « harceler les gens pour un poste n’est pas mal vu à New York. Envoyer un mail de relance tous les 2/3 jours jusqu’à obtenir une réponse sera vu comme de la ténacité. Voire un SMS si vous avez réussi à obtenir le numéro d’un boss« . Alors qu’en France, on n’oserait pas déranger et surtout se faire envoyer balader. « Rien n’est personnel, il faut se détacher de la démarche« , comme l’indique Romain.

ROMAIN POIROT

A noter : le plus gros challenge pour trouver un job à New York reste finalement le VISA. Il faut bien se renseigner pour choisir le bon, avoir les moyens de le payer ou trouver une entreprise qui le finance. Ce sera l’objet d’un autre article ultérieurement.

Pour en savoir plus sur le recherche d’un job (surtout tech) aux USA, lisez cet article très détaillé de Julien Barbier.