« Il me tient à cœur de donner au public l’envie de vivre leurs rêves et de ne pas désirer une vie à travers les souhaits d’un autre » Romain Rios fondateur de la Compagnie de danse MAM

"Il me tient à cœur de donner au public l'envie de vivre leurs rêves et de ne pas désirer une vie à travers les souhaits d'un autre" Romain Rios fondateur de la Compagnie de danse MAM
"Il me tient à cœur de donner au public l'envie de vivre leurs rêves et de ne pas désirer une vie à travers les souhaits d'un autre" Romain Rios fondateur de la Compagnie de danse MAM

La compagnie de danse MAM est née il y a 12 ans, quelque part dans l’imaginaire de son fondateur Romain Rios, sans attache, au gré des représentations, au Japon, en Suède, en France, en Italie, à New York ou Los Angeles. Chacune des chorégraphies que Romain crée avec ses danseurs fait vivre une expérience unique à ses spectateurs, chargée d’émotions, de générosité, de respect et d’intégrité comme seul l’art peut transmettre. MAM c’est aussi une véritable entreprise que Romain gère entre la France et la Suède où ils se produisent régulièrement.

Directeur, chorégraphe, danseur et consultant, Romain nous en dit plus sur MAM :

Romain Rios

Qui êtes-vous, quel est votre parcours ?

Romain Rios, 32 ans, directeur artistique, chorégraphe, metteur en scène et consultant à l’international. Je suis avant tout le fondateur de MAM. J’ai étudié les arts plastiques et leur histoire, puis j’ai été attiré par l’architecture, l’énergie du mouvement dansé l’a emporté !

J’ai pourtant suivi des cours de danse tardivement, au hasard d’une rencontre… Depuis le matériau chorégraphique est devenu mon principal moyen d’expression, mon outil professionnel, le centre de mes intérêts.

Le matériau chorégraphique est devenu mon principal moyen d’expression, mon outil professionnel, le centre de mes intérêts

Qu’est ce qui vous a donné l’envie de devenir danseur ?

Vivre à fond chaque seconde qui s’offre à moi et me rappeler aussi qu’à tout moment, il y a une fin.

D’où est venue l’idée de fonder votre propre compagnie ?

Durant les auditions, à l’idée de se battre pour travailler auprès d’un chorégraphe ou d’un artiste que nous n’apprécions pas forcément. MAM est née dans le but que le danseur puisse trouver sa place, se sente utile, talentueux, respecté pour ce qu’il est et veut devenir au sein de la compagnie. C’est important pour moi de fédérer toute une équipe et que chaque membre soit fier d’en faire partie, à sa manière.

C’est important pour moi de fédérer toute une équipe et que chaque membre soit fier d’en faire partie, à sa manière

De qui se compose l’équipe au quotidien, comment fonctionnez-vous pour la gestion et le développement ?

6 danseurs dont 2 qui m’assistent, 2 régisseurs son/lumière, une photographe, un vidéaste forment le « noyau dur » de la compagnie. Mon réseau me permet de faire appel à un panel bien plus large en fonction des projets auxquels je réponds. On nous contacte via l’intermédiaire des réseaux sociaux mais surtout de notre site : www.mamdance.com
MAM est dans la capacité de répondre à une grande diversité de demandes, que ça soit la création d’un show dans le hall d’un grand hôtel, aussi qu’une salle type Zénith, sur une plage ou le pont d’un yacht… Nous possédons notre propre parc de matériel technique.

Comment on « monte » une compagnie ?

De manière classique, on crée une association implantée sur un territoire et on développe un projet correspondant aux attentes des élus, plutôt qu’à celles des habitants j’ai l’impression. Ce fut différent pour moi. C’est sur la route que j’ai conçu MAM ; un bureau et un studio son-vidéo ambulant de 12 kilos que j’ai trimbalés sur mon dos depuis 10 ans. J’ai énormément voyagé en formant ainsi un réseau de professionnels exigeants en phase avec ma vision artistique et mes valeurs humaines. New York, Tokyo, Paris, la Scandinavie ont coloré ce que représente MAM aujourd’hui.

J’ai énormément voyagé en formant ainsi un réseau de professionnels exigeants en phase avec ma vision artistique et mes valeurs humaines

Pourquoi avoir fait le choix de vous installer en Suède ?

J’adore la pluie et le froid… Non, je plaisante ! La Scandinavie m’a toujours beaucoup fasciné de par ses designers, son esprit de discipline, ses grands espaces etc… MAM est encore implantée à Malmö et récemment à Oslo, cela reste une grande source d’inspiration.

Qu’y a t-il de différent en Suède pour une compagnie de danse et pour s’expatrier ?

J’ai quitté la France pour faire l’expérience du métier ailleurs. Il n’est pas vraiment question de comparaison.
Les artistes scandinaves me parlent beaucoup, surtout les musiciens mais cela reste personnel, il y a de très bons artistes en France. L’équipe de MAM est franco-scandinave.

Quelles sont les valeurs de la Compagnie que vous véhiculez ?

Ambition, audace, professionnalisme, générosité, intégrité, respect de l’autre et de notre environnement. Rien ne me paraît impossible. Il me tient à cœur de donner au public l’envie de s’essayer à de nouvelles aventures, de vivre leurs rêves et de ne pas désirer une vie à travers les souhaits d’un autre.

Nous restons toujours proches des questions liées à l’humanité, délivrons un message accessible au sein duquel le spectateur peut et doit se retrouver, puis arrive le moment où nous le catapultons dans un univers parallèle ! Le temps se fige, chacun décolle de son siège et se laisse flotter dans la machine onirique qu’incarne MAM.

Certains y trouveront un bien-être, des solutions, la force nécessaire pour se battre, d’autres auront simplement fait un beau et marquant voyage. MAM a pour ambition de connecter chacun à son propre imaginaire.

Il me tient à cœur de donner au public l’envie de s’essayer à de nouvelles aventures, de vivre leurs rêves et de ne pas désirer une vie à travers les souhaits d’un autre

Quelles sont vos influences créatives ?

Alexander Mc Queen, Christopher Nolan, Michael Jackson, Céline, Kafka, Rothko, Michael Angelo, Arnald, Hecq, Zimmer, Woodkid…

Où trouvez-vous l’inspiration ?

Dans la colère, l’injustice, les médias, l’amour, la musique, les hommes, l’horizon, l’isolement… Sur un sommet, sur l’océan, sous l’océan, en apnée, dans une forêt, un fjord, mais aussi sur un trottoir à New York, une terrasse de café à Oslo, sur les hauteurs d’un toit, d’un monument ou d’un pont à Paris.

Mes danseurs et collaborateurs m’inspirent, mes clients et partenaires m’inspirent, les futurs lieux de représentation m’inspirent !

J’observe énormément, j’enquête, je cherche et met en exergue un détail qui fera cette petite différence signée « MAM ».

L’avion m’inspire aussi beaucoup, c’est d’ailleurs mon principal bureau. J’aimerais pouvoir le prendre aussi souvent que possible.

L’avion m’inspire aussi beaucoup, c’est d’ailleurs mon principal bureau

C’est quoi le quotidien d’un danseur pro et gestionnaire d’une compagnie comme vous ?

Il n’y a pas véritablement de planning constant, il peut varier d’une semaine à l’autre. Je m’adapte en permanence aux priorités du moment et répartis mon temps entre le consulting pour mes clients, des rendez-vous avec mon équipe, des conférences, sans oublier tous les moments où l’inspiration prend le dessus, plutôt la nuit…

Participer à Got to Dance vous a t-il ouvert des portes en France ?

Non. Cela nous a cependant confirmé le grand et vif intérêt du grand public par un important nombre de messages de soutient et de félicitations reçus via les réseaux sociaux.

Quels sont vos projets ces prochains mois ?

Nous sommes sur la conception d’un projet inédit et de grande envergure, à la recherche de collaborateurs artistiques et de partenaires financiers pour le réaliser dans les meilleurs conditions.

mam

Crédit photos Juliana Ucar et Romain Rios