Faut il vraiment viser la lune pour réussir ?

Faut il vraiment viser la lune pour réussir ?
Faut il vraiment viser la lune pour réussir ?

On dit souvent que pour réussir il faut avoir beaucoup d’ambition, viser très haut pour se donner les moyens de son action. Comme dit Oscar Wilde, « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles ». Mais lorsqu’on a de grandes exigences dans la vie, et qu’on ne les atteint pas, ne risque t-on pas d’être déçu et de ne jamais être heureux ? De passer sa vie à courir après des buts inaccessibles, de ne jamais se reposer ni profiter de ce qu’on a acquis ? A l’image des politiques qui visent toujours plus haut et qui passent à côté de leur vie car il y a peu d’élus qui entreront dans les livres d’histoire.

L’ambition, on en a beaucoup quand on est jeune, encore étudiant, prêt à conquérir le monde, se disant que rien ne peut nous arrêter, qu’en travaillant dur, on réussira. Et puis on a les images des success stories de ceux qui ont réussi à la force du poignet ou de la souris et qui nous disent « vous aussi vous pouvez y arriver ». Alors oui on peut y arriver, mais à quel prix ? Au sacrifice de soi, de ses valeurs, de sa santé, de son intégrité, des autres, de la planète ? Et puis comme en politique, il y a peu d’entrepreneurs qui créeront une entreprise de grande envergure. Il suffit de regarder les chiffres de l’INSEE pour réaliser que 95% au moins des entreprises sont des TPE et pour la plupart faisant juste vivre leur fondateur.

Avec le temps, notre ambition fléchit, on aimerait parfois qu’elle revienne comme quand on avait 25 ans et qu’on n’avait rien à perdre, on voudrait se remettre dans ce même état d’esprit, à 35 ou 40 ans, mais on n’y arrive plus, parce qu’on n’a plus envie de se donner à fond, de ne vivre que pour sa carrière, les promotions, les primes, sa place dans la société par rapport à ses copains de promo. On veut profiter de la vie, de sa vie : de ses enfants, de cultiver son potager, de partir à la découverte du monde, de faire du sport, de lire, d’apprendre chaque jour, de ne plus avoir d’horaires imposés, de n’avoir personne qui nous dit quoi faire, d’être libre, d’être soi, d’être différent, de ne pas penser au lendemain, de laisser la porte ouverte à toutes les opportunités, etc… Et ces ambitions là, on nous fait bien comprendre qu’elles ne sont pas compatibles avec une ambition professionnelle, que ce soit pour une carrière en entreprise ou pour créer sa boite.

Alors doit-on réellement viser la lune pour réussir ? Ne devrait-on pas plutôt viser ce qu’on est capable de réaliser, et puis avancer étape par étape, en fonction de qui on devient au fil du temps ? On éviterait peut-être ainsi d’être déçu parce qu’on n’a pas atteint les buts qu’on s’était fixés quand on a obtenu notre diplôme. La société met beaucoup de pression sur le modèle de réussite que chacun devrait viser, encore plus lorsqu’on crée son entreprise. Elle doit forcément faire de nous un modèle, celui qui gagne bien sa vie, qui a des employés, des bureaux dans un beau quartier, une belle voiture, qui est invité en soirée, qui passe son temps accroché à son iPhone à répondre à des appels hyper urgents, qui paye sa tournée le vendredi soir, qui part à Bali ou Rio dès qu’il a la chance d’avoir 4 jours de libre, etc…

A force de voir cette image véhiculée dans les médias, les soirées networking, sur les réseaux sociaux ou dans les barbecues entre amis, il n’est pas difficile de voir d’où vient le malaise de ceux qui se sentent en décalage avec cette société du toujours plus, en permanence entre deux chaises, celle du matérialisme et celle du mieux-vivre, qui sont complètement incompatibles, même en cherchant bien. L’ambition c’est quelque chose de très personnel, elle n’est  pas seulement liée à la réussite professionnelle et financière. Elle peut changer en fonction de l’époque dans laquelle on vit, des crises qui traversent notre pays, des accidents de parcours et embûches qui se dressent sur notre chemin, des personnes qui croisent notre vie, des rencontres et des lectures qu’on fera, des prises de conscience qu’on aura. L’important est d’être en accord avec soi-même et ne pas regretter de ne pas être arrivé là où rêvait d’aller à 20 ans. Entretemps le monde a changé et nous avec, la lune d’hier est devenu l’étoile d’aujourd’hui : être heureux avec ce qu’on a créé.


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