A tous ceux qui rentrent de vacances et qui ne veulent pas retourner travailler

A tous ceux qui rentrent de vacances et qui ne veulent pas retourner travailler
A tous ceux qui rentrent de vacances et qui ne veulent pas retourner travailler

A toutes celles et ceux qui se lamentent sur le retour au bureau cette semaine parce qu’ils n’ont pas envie d’y retourner, bonne nouvelle ! Il ne tient qu’à vous de faire bouger les choses. Vous êtes la seule personne qui peut changer le cours de votre vie et rien ne devrait pouvoir vous en empêcher si vous en avez vraiment envie. Surtout pas ces fausses excuses du style « j’ai un crédit à rembourser », « j’ai des enfants, je peux pas leur faire ça », « c’est trop compliqué », « on sait ce qu’on perd mais pas ce qu’on gagne ». Évidemment tout changement passe par une période de remise en questions, de passage difficile, de doutes car il y a un prix à payer quoi qu’on fasse dans la vie. Mais une chose est sûre, ce n’est pas en vous entêtant à rester dans une situation qui vous rend malheureux, à vous plaindre, à avoir du ressentiment envers la terre entière et à jalouser les autres pour qui tout est facile, que vous vous sentirez mieux.

Alors soit vous prenez la décision de penser à vous, ce que vous voulez vraiment, et vous vous secouez pour le faire, soit vous arrêtez de vous plaindre que « ça va pas », que « votre patron vous en faire voir de toutes les couleurs », que « vous en pouvez plus de vos horaires ». On est en France, un pays libre dans lequel chacun est maitre de sa destinée, on ne vit pas à Damas ou à Gaza, tout est possible ici et surtout de vivre une vie qui nous convient.

Ce n’est simple pour personne, que ce soit ceux qui partent faire un tour du monde, ceux qui créent leur entreprise, ceux qui s’expatrient, ceux qui déménagent ou divorcent. Tout changement de vie est un risque à prendre, ou plutôt une chance à saisir. Mais surtout arrêtez de dire aux autres « oui mais pour toi c’est facile, moi je peux pas ». Comme s’il y avait des élus de Dieu qui avaient le droit de vivre leur vie et pas vous. Le complexe du martyr encore une fois. Tout ceux qui ont entrepris un grand changement sont passés par des phases difficiles, même s’il n’en n’ont rien montré, mais ils ont pris le risque de le faire parce qu’ils savaient qu’au bout le meilleur les attendait d’une façon ou d’une autre. Cela nécessite certes de bien se connaitre, d’avoir une vision et de faire confiance aux éléments, mais c’est à la portée de tout le monde une fois que le désir est vraiment là et non refoulé en permanence.

Mais tout d’abord, petite question : ne trouvez-vous finalement pas votre bonheur dans le fait de vous plaindre ? Peut-être vous sentez vous valorisé à vous faire passer pour un saint à supporter des conditions pareilles ? A méditer, n’est ce pas ? Parce que ok votre job ne vous convient plus, mais c’est très confortable de râler sans rien changer, de rêver d’une autre vie sans rien faire pour qu’elle arrive, d’envier « ceux qui le font », tout en vous trouvant des excuses. C’est exactement la même chose pour le sport « j’ai pas le temps, je suis fatigué, j’ai des courbatures ». Non vous n’avez pas envie tout simplement, mais c’est tellement mieux de se voiler la face en inventant une excuse… Idem dans votre vie privée, combien de fois avez-vous parlé de divorcer sans le faire parce que vous avez peur de vous retrouver seul(e) ?

Peut-être que votre train-train quotidien vous convient, avec son salaire en fin de mois qui vous assure la sécurité, vos factures payées, votre emploi du temps qui ne bouge jamais, etc… Et que vous n’êtes pas de ceux qui changeront avant la retraite. Et alors ? Il n’y a aucun mal à rester ainsi et être heureux sans avoir besoin de tout casser.

Ce qui est triste c’est si vous vous enlisez dans une situation qui ne vous convient plus depuis longtemps, que vous vous rendez malade, mais que vous ne faites rien pour changer. Alors ok, aujourd’hui le chômage est endémique, les seniors ne sont plus recrutés, créer sa boite est aléatoire, garder sa maison aussi, gâter pourrir ses enfants fait partie des nouvelles méthodes d’éducation, etc… Là aussi, il y a une bonne nouvelle, c’est qu’il y a une solution pour tout. D’une part vous n’allez pas quitter votre job sur un coup de tête, vous allez vous préparer. Négociez une rupture conventionnelle (ne dites pas « mon patron ne voudra jamais » avant d’avoir essayé), pour toucher le chômage, demander une formation, un bilan de compétences, un aménagement de vos horaires, changer de poste, etc… Si vous n’en parlez pas à votre hiérarchie, comment vont-ils deviner que vous voulez faire autre chose ?? Si finalement vous décidez de partir pour créer votre boite, il y a des aides, des accompagnements, le micro-crédit, le crowdfunding, etc… Et puis vous pouvez peut-être réduire votre train de vie momentanément ? Si vous n’allez pas aux Seychelles ou au ski cette année, vous allez vous en remettre non ? Pour le crédit de la maison, négociez un rééchelonnement avec votre banque, regardez sur votre assurance, s’il y a une clause qui couvre le chômage, ou bien vendez et rachetez un bien plus petit, c’est pas non plus la mort comme diraient les jeunes. C’est à vous de voir si vous préférez continuer à être malheureux mais avoir la sécurité financière, ou être heureux avec moins de moyens. Bizarrement tous ceux qui ont fait le second choix disent « avant j’avais de l’argent et tout ce que je voulais mais je n’étais pas heureux, aujourd’hui j’en ai beaucoup moins, mais je me sens tellement bien ! » Rassurez-vous, aucun d’entre eux ne dort sous les ponts pour autant ! A vous de voir où vous placez vos valeurs : les biens matériels ou le bien-être émotionnel ?

Si vous ne le faites pas, si vous ne cherchez pas vraiment à changer de vie et que vous passez votre temps à vous plaindre que cela ne va pas, il n’y a aucune raison que ça change. Rien n’arrive tout seul, rien ne se fait en un claquement de doigts et au contraire plus vous résisterez au changement, plus vous serez malheureux. A vous de voir si vous voulez prendre de risque pour avoir la vie que vous méritez ou si vous allez encore passer une année à vous plaindre que « ça va pas ».

2 Comments

  • Corinne dit :

    Je ne peux qu’être d’accord et que partager cette tribune !
    Et tous « Les Nouveaux audacieux » qui témoignent de leur changement de vie sur mon blog éponyme sont là pour en témoigner : quand on veut, on peut.
    http://lesnouveauxaudacieux.com/

  • Bravo ! Un superbe article et le site lui-même est plein d’articles de grande qualité :-)

    Rentrer de vacances en ayant hâte de reprendre le travail…c’est possible !!!
    Avant je passais mon temps à me morfondre et à me plaindre… et maintenant j’ai créé une vie que j’adore. Alors lancez-vous et n’attendez plus, vous ne vous sentirez jamais assez prêt(e), alors le bon moment, c’est maintenant !

    Bonne chance à vous,
    Claudia de YogaPassion

Comments are closed.