« Notre mission est, à notre petite mesure, via la transformation du lait issu des fermes de notre coopérative, le maintien de l’élevage dans le Sud-Ouest » Sylvie Barniol, Directrice Marketing de Yeo

"Notre mission est, à notre petite mesure, via la transformation du lait issu des fermes de notre coopérative, le maintien de l’élevage dans le Sud-Ouest" Sylvie Barniol, Directrice Marketing de Yeo
"Notre mission est, à notre petite mesure, via la transformation du lait issu des fermes de notre coopérative, le maintien de l’élevage dans le Sud-Ouest" Sylvie Barniol, Directrice Marketing de Yeo

Vu de loin, quand on parle agriculture, on pense retour à la terre, blocage des autoroutes, transmission de père en fils, bref un milieu très éloigné de notre quotidien de citadins. Et pourtant de belles innovations naissent chaque jour dans le métier. C’est le cas de la Fontaine à Yaourt, mise au point par une laiterie française spécialisée dans la fabrication de yaourts, La Fontaine à Yaourt révolutionne l’univers du yaourt à boire en proposant elle propose un yaourt aux vraies fraises mixées « fabriqué en France » pour toute la famille, à consommer selon ses envies en libre-service au réfrigérateur.

Fontaine à Yaourt

La Fontaine à Yaourt a été récompensée du Grand Prix des Innovations, un concours qui vient récompenser et soutenir les PME les plus innovantes, décerné par Intermarché.

La Fontaine à Yaourt a été développée par Yeo, filiale  de  Sodiaal Union, spécialisée  dans  la  conception  et  la production  de  yaourts et  crème  fraîche. Avec  un  CA  de 65 millions  d’euros  en 2015 et  un  effectif  de 60 salariés, YéO  est  un  intervenant  majeur  en  yaourts  à  MDD (Marque  de  Distributeur).

Sylvie Barniol, Directrice Marketing nous en dit plus sur cette innovation :

Sylvie Barniol

D’où est née l’idée de cette fontaine à yaourt ?

L’idée est née de l’observation des consommateurs de yaourt à boire : beaucoup de bouteilles à jeter, pas toujours la bonne dose de yaourt. Mais aussi de l’observation des autres rayons où il y a une multiplication des emballages souples dans beaucoup d’autres domaines. L’aspect ludique de ce nouveau geste a beaucoup compté également.

Quel a été le cheminement pour développer ce produit ? 

Il nous a fallu trouver un fournisseur de cet emballage et adapter le process de remplissage à l’univers de l’ultra-frais ainsi que développer une formule de yaourt à boire très qualitative pour plaire aux enfants et aux adultes.

Quel savoir-faire particulier cela a t-il nécessité ? Est-il 100% made in France ? 

Notre savoir-faire yaourtier a plus de 50 ans. Le yaourt est fabriqué et conditionné dans notre usine à Toulouse, en France.

D’où viennent les composants ainsi que le packaging ?

Le lait utilisé provient des fermes de notre coopérative situées dans le grand Sud-Ouest. Les autres composants peuvent être français ou européens.

Pour l’emballage, la transformation des films, l’impression et l’assemblage du Pouch se réalisent en France. Le Robinet Vitop est produit sur l’usine Italienne de notre fournisseur à Alexandria.

La France et les pouvoirs publics sont ils vraiment impliqués auprès des entrepreneurs qui innovent selon vous ?

Dans le cas présent, nous étions très pris par le temps et les délais pour participer au concours donc nous n’avons rien sollicité de l’extérieur. Nous n’avons pas été accompagnés pour ce développement

Quelles sont les réactions des consommateurs face à la fontaine à yaourt ?

Les réactions des consommateurs sont très bonnes et nous avons plus de félicitations de consommateurs que pour d’autres lancements moins innovants.

Où les vendez-vous actuellement ? Et qui sont vos clients plus généralement ?

Nous avons gagné, grâce à leur « Grand prix de l’innovation », un référencement de 4 mois chez Intermarché (dont 2 en exclusivité). Notre produit est donc distribué dans la quasi-totalité des Intermarché. Nous sommes en cours avec d’autres enseignes.

Qui se cache derrière cette innovation ? Pouvez-vous nous en dire plus sur votre entreprise ?

YéO frais est une entreprise laitière de 160 personnes située à Toulouse. Filiale de Sodiaal International depuis la fusion de Sodiaal Union avec la Coopérative 3A Union

Que signifie « filiale du Groupe Coopératif SODIAAL » dans la gestion de votre entreprise ?

Sodiaal est la coopérative qui nous fournit notre lait mais nous avons un fonctionnement relativement autonome en local.

Quelles sont les valeurs portées par votre entreprise, au delà de la fabrication de ce produit innovant ?

Notre mission est la valorisation du lait de nos coopérateurs et, à notre petite mesure, via cette transformation du lait, le maintien de l’élevage dans le Sud-Ouest.

Ces dernières années voyez-vous un réel engouement pour le bio ou est-ce une tendance marketing ? Le bio est il aujourd’hui à la portée de toutes les bourses ?

Oui, le bio se développe de façon continue dans l’alimentation et semble représenter une tendance de fond. La production agricole biologique restera toujours plus chère que la production conventionnelle, c’est lié au cahier des charges plus exigeant. Les yaourts bio deviennent abordables avec le développement des marques de distributeur qui contribuent à  rendre ces yaourts bio accessibles au plus grand nombre. Ce n’est effectivement pas le cas dans tous les segments.

En quoi consiste votre démarche de développement durable au quotidien dans votre entreprise ?<

Nous avons installé une culture de développement durable, qui se caractérise par une somme de petits efforts mais présents à tous les niveaux de l’entreprise. C’est ce travail de fond qui nous a valu d’être nommé « Usine Alimentaire Durable » en 2013 par le magazine PROCESS.

Quel est votre impact sur votre région ? En termes économiques et d’emplois notamment ? Mais aussi sur l’agriculture et les producteurs.

Notre usine emploie 160 personnes à Toulouse et utilise 75 Millions de litres de lait/an. Notre activité participe au maintien dans la région de l’activité d’élevage laitier.