Et si on arrêtait de se demander pourquoi on fait les choses ?

Et si on arrêtait de se demander pourquoi on fait les choses ?
Et si on arrêtait de se demander pourquoi on fait les choses ?

Pourquoi tu fais ça ? Ça te sert à quoi ? C’est quoi ton but derrière tout ça ? Parfois j’ai envie de répondre comme les enfants « parce que ». Voilà c’est tout. Parce que je ne sais pas pourquoi je fais tel ou tel truc et je n’ai même pas envie de m’interroger sur le pourquoi du comment j’ai dit oui à la pharmacie en bas de chez moi pour faire des remplacements alors que je n’ai pas exercé le métier de pharmacien depuis 9 ans et demi, ou pourquoi je suis assesseur de bureau de vote sur les 4 jours d’élection, alors que je suis pas officiellement engagée en politique, ou encore pourquoi j’aimerais implanter 100 000 entrepreneurs dans les lycées de ma ville, alors que je ne suis ni prof ni parent d’élèves.

J’estime qu’il n’y pas une explication à chaque chose que l’on fait dans notre vie. Souvent c’est notre intuition qui nous emmène sur un chemin, sans savoir où il va nous mener. Tout comme parfois, notre intuition nous indique de ne pas rejoindre un projet ou faire confiance à cette personne, sans pour autant avoir de raisonnement rationnel. On se dit juste « je le sens pas ». C’est tout. Très souvent je n’ai pas fait confiance à mon intuition et je me suis engagée dans de mauvaises directions, pour au final me dire « je le sentais pas au départ, j’aurais du m’écouter… », ou bien j’ai renoncé à des projets pensant que ce n’était pas fait pour moi, et le regretter par la suite.

Donc aujourd’hui, je fais les choses comme je le sens, et je n’ai pas envie de donner d’explication à ceux qui m’en demandent. J’écris sur Fractale parce que cela me fait plaisir, soit parce que j’ai rencontré des personnes formidables dont je veux parler, soit parce que j’ai des idées qu’il faut que je couche par écrit pour les approfondir. Parfois écrire cela permet aussi de se faire comprendre, mieux qu’à l’oral. Comme avant, lorsqu’on s’écrivait de longues missives enflammées… Évidemment je préfère écrire un article et qu’il soit lu, partagé, commenté, mais je n’écris pas de façon « corporate » pour qu’une agence de rédaction me contacte . Je ne « travaille » pas mes articles pour en faire de la com’ ou du marketing. Ils me ressemblent, sont hétéroclites, traduisent ma pensée du moment, et définissent qui je suis, ainsi que ma passion pour l’entrepreneuriat. Après, soyons honnêtes, si Les Echos, ou BFM passe par là contactez-moi, je suis disponible ! :)

C’est pareil dans toutes mes activités bénévoles, je papillonne, je vais là où je le sens et là où cela peut m’amuser. je ne me restreints pas à une association, dans laquelle je pourrais monter les échelons, asseoir mon image et devenir « quelqu’un ». C’est plus amusant d’être partout sans obligation à tenir… Tout comme dans mes entreprises, j’aime en avoir toujours deux sur le feu, ou deux jobs, et pouvoir arrêter ou transformer l’une, si elle ne donne pas les résultats attendus. Cela peut être perçu comme de l’instabilité – cela l’a été pendant longtemps- mais aujourd’hui on parle de multi-potentialité et c’est tendance ! C’est devenu une tendance, car nous sommes de plus en plus nombreux à agir ainsi et à en avoir assez qu’on nous demande pourquoi on fait tout cela, une question à laquelle nous n’avons pas de réponse. Malheureusement pour ceux qui nous la posent et qui aiment mettre les gens dans des cases, mais malicieusement pour nous, qui aimons garder cette part de mystère en restant insaisissable… Ce qui bien sûr n’évite pas les périodes de doute où l’on se sent incompris de tout le monde (et pour cause ^^) !

Mais voilà, il va falloir commencer à accepter que certaines personne n’agissent pas systématiquement avec une idée derrière la tête et ne rêvent pas toutes de s’emparer du pouvoir ou devenir le roi du monde, mais s’épanouissent en papillonnant dans leurs activités. Le monde change, la vie n’est plus linéaire, on aura tous de plus en plus de mal à se tenir à une trajectoire figée, que ce soit dans notre vie personnelle ou professionnelle. De plus, de nombreuses opportunités sont à notre disposition, plus facilement qu’il y a 10 ou 20 ans, alors pourquoi passer à côté sous prétexte qu’on n’envisage pas de devenir un pro du domaine ? Autant tout essayer et voir ce que cela donnera, sans se demander pourquoi on se lance dans ce nouveau projet, mais juste par envie et découverte, et surtout pour ne rien regretter plus tard.