Si tu hésites entre une carrière dans un grand groupe et créer ta boite, lis la suite…

Si tu hésites entre une carrière dans un grand groupe et créer ta boite, lis la suite...
Si tu hésites entre une carrière dans un grand groupe et créer ta boite, lis la suite...

Une question qui revient souvent lorsqu’on est entrepreneur, dans la bouche de ceux qui n’ont pas franchi le cap ou qui se posent des questions sur leur avenir, c’est « est-ce que c’est stressant d’être entrepreneur ?« .

Entendez par là, est-ce stressant de créer sa société, d’affronter l’inconnu, de naviguer à vue, de s’adapter en permanence, de risquer de tout perdre, de ne pas se payer pendant les premières années et même encore parfois après, de ne pas avoir de chômage-arrêt maladie-vacances-week-ends-retraite, d’être responsable de soi-même, etc…

Beaucoup de questions que les salariés de grands groupes ou PME ne se posent pas au quotidien.

Pourtant est-ce moins stressant d’être salarié aujourd’hui, avec la crise, les mutations sociétales, le chômage, la mondialisation, les humeurs des patrons ?…

Il suffit d’écouter les complaintes répétées de celles et ceux qui ont 10-15 ans d’ancienneté dans les sociétés internationales ou dans les PME dites familiales.

Quand vous êtes salarié, vous êtes un pion dans l’entreprise. Votre manager peut vous déplacer dans le service, sur une filiale, un projet ou une équipe et même sur la France ou à l’étranger,  sans que vous n’ayez votre mot à dire.

La société peut vous licencier même après plusieurs années de bons et loyaux services, du jour au lendemain par un tour de passe-passe sans aucune indemnité. Elle peut aussi vous pousser à bout jusqu’à ce que vous, vous partiez de « votre plein gré ».

Vos idées sont reprises collectivement, et personne ne vous remerciera pour votre contribution. Vos collègues se battront de toutes leurs forces pour avoir l’unique promotion proposée dans votre service, quitte à vous écraser.

Vous ne devrez pas compter vos heures (vos 35h oubliez-les) pour prouver que l’entreprise a eu raison de vous embaucher ou vous donner une promotion, une prime, une gratification. Que vous ayez une famille qui vous attend à la maison ou un week-end prévu de longue date.

Si vous ne rentrez pas dans le moule de l’entreprise, on vous fera comprendre que votre place n’est pas ici jusqu’à ce que vous partiez toujours de votre plein gré.

Aujourd’hui d’ailleurs vous avez de la chance si vous êtes salarié, car de plus en plus d’entreprises contournent le code du travail et prennent des auto-entrepreneurs, payés une misère, sans cadre légal, sans aucun avantage salarial, sans congés payés/week-ends/jours fériés et qui peuvent être remerciés par un simple mail, SMS ou appel du jour au lendemain. Parfois sans se faire payer leur dernier mois de travail.

Si l’entreprise doit se séparer de vous, notez qu’elle abusera de tout ce qui est en son pouvoir pour ne rien vous devoir : démission forcée, licenciement pour faute grave, pré-retraite.

Alors oui créer son entreprise c’est parfois stressant car on ne peut compter que sur soi-même dans tous les cas, qu’il y a des mois où on ne sait pas comment on va payer ses factures, ou qu’on n’a aucune garantie sur l’avenir de notre boite.

Mais lorsqu’on crée son entreprise, on crée de la valeur et de la richesse, on se dépasse, on participe à l’effort collectif, on crée le monde de demain, on vit des moments forts en intensité et on gagne une liberté qu’on ne peut avoir dans aucun job salarié.

Quand on est entrepreneur personne ne décide pour nous de notre vie, de notre avenir, de nos horaires, de nos vacances, du menu de la cantine, de la couleur de notre bureau, personne ne fait pression sur nous pour nous pousser à bout.

Créer son entreprise, c’est certainement stressant, compliqué, hasardeux, risqué mais c’est surtout devenir soi à part entière, prendre sa destinée en mains et ne jamais dépendre du bon vouloir d’une hiérarchie aux pouvoirs illimités.

5 Comments

  • Baptiste Léger dit :

    Très orienté comme article… d’ailleurs les entrepreneurs qui « créent le monde de demain » sont extrèmement rares & et ont très peu de libertés car ils ont levé des fonds & ne possèdent pas leur boîte 😉

    • Peggy André dit :

      Nous sommes sur un magazine dédié à l’entrepreneuriat alors si on avait valorisé le salariat au détriment de l’entrepreneuriat, cela aurait été bizarre, non ? :) Quant à la notion de liberté, chacun crée la sienne selon ses valeurs et ses ambitions.

      • Baptiste Léger dit :

        « on gagne une liberté qu’on ne peut avoir dans aucun job salarié ». Tout est relatif, donc. :)

  • Yann Dada dit :

    Je me demande si j’ai saisi au bon degrés votre paragraphe sur les « méchantes » entreprises qui préfèrent se payer des prestas de « pauvres » d’auto-entrepreneurs plutôt qu’investir dans un ou des salariés « heureux ». Je me questionne à savoir pourquoi vous, l’entrepreneuse qui écrivez cet article, seriez contrainte de faire cela. Si vous êtes ironique, ce qui me rassurerait sur mes capacités de lecture, je comprends et sais que embaucher est très contraignant (charges, les CDI à Papa qui font peur, ect…).

    Étant salarié et auto-entrepreneur moi-même, je sais sais qu’une entreprise prospère lorsque elle se développe et investit.

    C’est donc dommage que l’entreprise que vous prônez semble se résumer à être gérant avec toutes les responsabilités, mais hélas sans employés. Un peu schizo tout ça.

    Merci,

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